Parfum des plages #4. Aël-Mat de Lostmarc’h.

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Des papillons d’agrumes qui folâtrent autour d’un bouquet sucré : Aël-Mat, de Lostmarc’h, maison bretonne de parfum, veut évoquer les chemins dans les landes, c’est vrai, mais ce sont bien ceux que l’on parcourt en été, les chemins de sable, prisonniers de leurs massifs d’arbrisseaux, véritable catalyse de chaleur miellée qui affole les insectes. Quand le parfum se transforme, c’est pour s’écarter du sentier. Il nous fait descendre sur la plage, nous adresse une bouffée irradiante de soleil et devient l’Ange Gardien (ce que veut dire Aël-Mat en breton) des peaux fraîches d’enfants, évoquées par l’odeur sereine, un brin médicinale, du jasmin persistant. Une note crémeuse, discret surcroît de lascivité, met le parfum à l’écart de la mièvrerie. Car Aël-Mat commence piquant et finit musqué, dans une dernière résonance associant rose et crème vanillée, qui s’accroche à la peau chauffée au soleil et la pacifie joliment par son accord enfantin.

Aël-Mat, de Lostmarc’h.

Un grand merci à la maison Lostmarc’h.

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