Parfum des plages #5. L’Eau de Merzhin d’Anatole Lebreton.

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C’est avec L’Eau de Merzhin, d’Anatole Lebreton, que nous achevons cette semaine consacrée aux parfums des plages, des parfums choisis selon des critères que nous aimons défendre à « Dunes et Pins » : force, simplicité et élégance. L’Eau de Merzhin constitue à ce titre la synthèse idéale, elle brosse un tableau plus qu’elle ne raconte une histoire. Il est vrai qu’Anatole Lebreton, en spécialiste du thé – en nez contemplatif –, semble défendre une philosophie picturale du parfum. Nous y souscrivons avec bonheur. Il faut sentir comment l’absolue de flouve convoque les foins, dans une infusion lente et chaleureuse, ouvrant petit à petit le tableau sur une pinède secrète, un havre résineux d’où l’on aperçoit la plage. Puis la composition se complexifie à mesure qu’une montée d’encaustique vient soutenir l’odeur de conifère : une maison apparaît soudain au milieu de la pinède, une maison délicieusement vieillotte, avec ses grains de sable sertis dans le parquet qui craque. C’est là notre lecture. Antoine Lebreton voulait évoquer aussi la lande, la campagne et l’aubépine. Tant pis pour nous, nos récepteurs olfactifs ont préféré s’abandonner à l’indolence d’une après-midi vacancière, sans quitter le jardin. Et cela suffit amplement à notre bonheur sensoriel.

L’eau de Merzhin, d’Anatole Lebreton.

Un grand merci à Anatole Lebreton.

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